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 Background de l'Archerie Conquérante de Sirius

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Aube
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Masculin
Nombre de messages : 618
Date d'inscription : 21/02/2009

Informations personnage
Titre principal: Rôdeur conquérant de Sirius
Responsabilité: Gardien du sanctuaire de Sirius
Ascension de l'archer:
38/60  (38/60)

MessageSujet: Background de l'Archerie Conquérante de Sirius   Jeu 1 Oct - 14:59

L'Archerie Conquérante de Sirius (background)


Chapitre I
En regardant les étoiles


Aube du Lotus et Dede Chasseresse s'ennuyaient ferme autour de leur feu de camp.
Cela faisait des semaines qu'elles étaient là, dans cette clairière, à confectionner des flèches, leurs carquois s'étant vidés complètement au cours de leurs derniers combats.
Les deux rôdeuses très prévoyantes disposent pourtant d'un grand nombre de cachettes réparties sur les trois continents.
Elles y déposent de petits fagots d'une douzaine de flèches bien ligaturées entre elles afin de leurs garder une rectitude parfaite.
Mais cette fois leurs pas les avaient conduits loin de leurs réserves, à l'orée d'une région inconnue et luxuriante.

Le dernier carquois plein, Dede dit:
- S'en est assez il va être temps de bouger
Aube regardait le ciel étoilé, elle semblait perdue dans ses pensées et répondit d'une voix éteinte.
- Tu as raison Dede, si on continue comme ça il nous faudra bientôt un yak pour nous aider à transporter notre stock.
- Très bien c'est décidé, dès demain on reprend la route vers nos caches
- Attends !
- Quoi, tu ne vas pas me dire que tu veux rester ici à ...
Aube, pointant un doigt au ciel, la coupa brusquement
- As-tu vu ce groupe d'étoiles ?
- Oui bien sûr, c'est la constellation du Grand chien !
- Et cette étoile particulièrement brillante en son centre ?
- Oui bon, c'est Sirius, mais tous les bons rôdeurs savent cela. Vas-tu enfin me dire pourquoi tu parles de ça maintenant ?
- N'as-tu jamais eu envie de la suivre ?
- Hein ! non, enfin si mais cela nous mènerait à l'opposé de nos caches d'armes.
- Oui, il faudrait laisser une partie des flèches ici, au sec sous ce gros rocher.

Le silence se fit, Dede leva les yeux vers Sirius.
Les minutes passèrent et les yeux de Dede commencèrent à briller, puis sa bouche se fendit faisant apparaître deux focettes sur ses joues.
Ses yeux croisèrent le regard complice de Aube et l'intrépide rôdeuse dit d'une voix entousiaste.
- J'ai vraiment hâte d'être à demain pour ce voyage dans l'inconnue.


Chapitre II
La mer végétale



Mélandor le félin de Melandru de Aube et Tigroux le tigre blanc de Dede étaient heureux de se dégourdir les pattes.
Ils suivaient avec un plaisir évident leurs compagnes qui se faufilaient souplement entre les arbres, comme seuls les rôdeurs savent le faire.
La forêt dense regorgeait d'essences rares et même pour certaines inconnues.
Nul doute que cette contrée était inexplorée, même les biches oubliant de fuir les regardaient d'un air surpris.
Après des jours de courses la forêt semblait interminable.
Les rôdeuses montées à la cime d'un grand arbre, pouvaient voir partout alentours une mer végétale, verte à l'infini.

En ce début de printemps, une pluie froide se mit à tomber, ce qui n'entama pas le moral des aventurières habituées à vivre au grand air.
Le jour suivant, un violent orage qui n'en finissait pas d'assombrir le ciel éclata.
Les yeux des rôdeuses ne parvenaient plus à discerner avec certitude la direction à suivre, dans cette obscurité presque total et sous la pluie devenue battante, elles avancaient à tâtons.
Il en fut ainsi pendant deux jours et deux nuits.

Aube jugea qu'il était préférable d'attendre que les éléments s'apaisent avant de s'égarer complètement.
Dede, fatiguée bien qu'elle ne l'aurait montré pour rien au monde, ne fut pas fachée de faire halte.
Sous la voûte d'un rocher, elles dormirent toutes deux pendant quatorze heures, blotties contre leurs familiers.

Des chants d'oiseaux criards les tirèrent de leur sommeil, elles virent passer brièvement deux phénix qui allaient bientôt se confondre avec l'arc-en-ciel qui ornait ce matin éclatant.
Les quatre amis s'étirèrent longuement, se regardèrent, regardèrent autour d'eux.
Dede dans un éclat de rire dit.
- On s'en est plutôt bien sorti non ?
- Oui. Répondit Aube
- Mais remercions nos familiers de nous avoir empèché de grelotter toute la nuit.
Dede serra fort Tigroux contre son coeur, ils n'avaient pas mangé ces derniers jours et elle entendait les gargouillis de leurs estomacs.
- Il a faim, comme nous tous d'ailleurs, mettons-nous vite en chasse.
- Tu as raison Dede, ça devient urgent, mais chassons tout en avançant dans la bonne direction.

A peine allaient-ils disparraître derrière un fourré qu'un long craquement les firent se retourner.
Les rôdeuses ébahies virent deux arbres gigantesques s'écarter bruyamment en penchant chacun de leur côté.
Par l'espace maintenant dégagé, apparaîssait une vaste clairière avec d'énormes roches claires tachées de mousse et recouvertes de lierre.
Tout en s'approchant, ce qu'elles crurent être des roches commencèrent à dessiner les contours d'énormes bâtiments en pierres taillées.


Chapitre III
La découverte du sanctuaire


Nul doute, c'était un immense domaine fortifié qui se cachait sous cette végétation grimpante.
Il y avait des murs d'enceinte, de lourdes clotures hérissées de pointes, des chemins de ronde, une herse et non loin les restes d'une catapulte.
Le bâtiment principal surmonté de deux tours devait être suffisament grand pour posséder une cinquantaine de chambres.
L'immense porte en chêne qui en gardait l'entrée imposait le respect et les deux rôdeuses hésitaient à la pousser.

- Qui a bien put construire pareil édifice ? Demanda Dede
- Je n'en ai pas la moindre idée. Avoua Aube.
- Mais si nous voulons le découvrir il va falloir commencer par visiter l'intérieur. Entrons !

Aube et Dede durent pousser un des lourds battants de toutes leurs forces pour réussir à en faire jouer les gonds.
Au milieu de l'immensité de la pièce vide, il y avait juste un modeste coffre posé à même le sol.
Les rôdeuses l'ouvrirent, à peine entrebâillé, une violente lueur les força à détourner le regard et plisser les yeux le temps de s'habituer au rayonnement qui j'aillissait de sous le couvercle.
Autant l'extérieur du coffre était terne et quelconque que les pierres précieuses incrustées qui en tapissaient tout l'intérieur était d'une splendeur sans pareil.
Un rouleau de peau griffée d'une écriture oubliée s'y trouvait.
Bien que Aube ait acquis, auprès de Maître Togo et des moines du monastère de Shing Jea, des notions de langues anciennes, elle n'en déchiffra que des bribes vides de sens.
Qui donnaient à peu près ceci.

Comme .. ... tu es
.. ...... n'est pas ...
forge-toi ........
.. ........ est à l'intérieur
..... ... ..... un joyau en .. .......... facettes
........ . ... .... mille éclats
Comme .. .. ils sont
Un ....... cent, cent est un
... ...... .. ...... être brisé
Des ....... de la terre .. ..... ....... des cieux
Etre ...... est ..... ....
..... .. ... Maître ... ..... .. ...
....... .... ....... .. guider
.... toi ...... ... bras
Ne te .... ... .. ....... moi



Chapitre IV
L'exploration


Dede Chasserresse la bien nommée n'eut aucune peine à traquer sa proie et c'est avec joie que Aube et Melandor accueillirent le cerf que traînait Tigroux.
Un feu fut vite allumé et tout en mangeant, les amies lançaient des idées empiriques sur le sens du manuscrit.

Dede soupira.
- Tout ceci est trop vague pour comprendre quoi que ce soit.
Aube ne s'avoua pas vaincue.
- Dede, il nous faut explorer de fond en comble tout le domaine à la recherche d'indices.

Les deux fauves rassasiés restèrent là, couchés la tête entre les pattes, tout en surveillant du coin de l'oeil les directions prises par leurs maîtresses.

Dede Chasseresse décida de fouiller la nature environnante.
Elle descendit les quelques marches, passa la herse et se retrouva à l'extérieur du mur d'enceinte.
Les broussailles étaient assez envahissantes, mais l'oeil avisé de Dede devina un ancien chemin qu'elle s'empressa de suivre.
Au fil de sa progression la rôdeuse allait de surprise en surprise. Le domaine regorgeait de ressources.
Elle vit des vignes, ce qui devait être un ancien champ de blé, une ruche et plus loin quelques maisonettes aux toits de chaume.
Arrivée au bout d'un promontoire, une grande étendue bleue apparu, un lac ou un bras de mer bordait toute une partie du domaine.

De son coté, Aube du Lotus équipée cette fois d'une torche, explorait l'intérieur du bâtiment.
Seuls de mystèrieux symboles gravés dans la pierre ornaient les murs.
Les innombrables pièces étaient vides, pas le moindre meuble ne s'y trouvait, comme s'il s'agissait d'un endroit vierge en attente d'on ne sait quoi.
Autant la lumière filtrait péniblement dans les salles du bas que les étages supérieurs étaient bien éclairés grâce à de somptueux vitraux représentant des scènes d'animaux sauvages évoluant dans la nature.
Tout en haut, un vitrail attira l'attention de Aube. Oui, c'était bien une carte céleste et Sirius s'y détachait clairement au milieu de sa constellation.
L'astre rayonnant dardait ses rayons tels une pluie de flèches.
Aube repensa aux étranges signes gravés sur les murs en bas et en haut de chaque escalier, tous étant précédés d'une étoile.
A l'aide d'un morceau noirci arraché à sa torche elle en recopia tous les symboles sur l'intérieur de sa cape et rejoignit Dede.

La Chasseresse, tout en suçant un de ses doigts encore couvert de miel, fit part de ses découvertes, mais Aube n'écoutait pas.
Elle ôta précipitament sa cape qu'elle étendit sur le sol, révèlant une sorte de dessin étrange.
Dede qui excellait pour discerner des proies, aussi bien camouflées soient-elles, aperçut quelque chose.

- Regarde Aube, de bas en haut on dirait une sorte de progression. D'abord ce qui pourraît être deux personnages courant vers quelque chose, ensuite quatre, six, huit, douze, après je distingue pas bien et tout en haut, entouré d'un halo, un personnage à plusieurs bras.

Les rôdeuses partir aussitôt dans le bâtiment examiner plus en détail les symboles muraux.


Chapitre V
L'énigme de Sirius


Pendant trois jours Aube et Dede traquèrent les moindres irrégularités sur les murs, la tâche fut fastidieuse mais peu à peu elles reconstituaient le puzzle.
Elles se rendirent compte que les phrases précédées d'une étoile étaient aussi écrites à d'autres endroits et dans des langues anciennes différentes.
A force de recoupements elles purent enfin traduire le manuscrit et en associant le texte aux vitraux et symboles muraux elles se mirent à lui chercher un sens.

Comme il est, tu es
Le hasard n'est pas ici
Forge-toi pourtant

La splendeur est à l'intérieur
Taille-toi comme un joyau en de multiples facettes
Renvoie à ton tour mille éclats

Comme tu es, ils sont
Un devient cent, cent est un
Nul entier ne saurait être brisé

Des entrailles de la terre au plus lointain des cieux
Etre partout est leur lot
Celui de mon Maître est autour de toi

Trouvée elle pourra te guider
Hâte-toi d'armer nos bras
Ne te perds pas et préserve moi

Dede dit.
- On ne sait pas qui est ce il qui serait comme toi et moi et apparement on est pas ici par hasard.
- En tout cas, qui que soit ce il, on ne doit pas être à la hauteur puisque forge toi doit vouloir dire aguerri toi.

- Et il semblerait qu'il faille trouver la splendeur cachée en nous et la dévelloper pour avoir à notre tour l'éclat nécessaire. Répondit Aube.

- Oui mais regarde la suite. Ca me donne à penser que si nous étions cent et tous unis, nous agirions comme une entité invincible.
- Je suis de ton avis Dede, mais pourquoi y a t'il que cinquante chambres dans cette forterresse ?

- Il nous faudrait aussi savoir qui est le Maître de l'auteur de ce message. Il dit que le lot de son Maître est d'être partout et est autour de nous. Serait ce l'un des six dieux ?

- C'est possible Aube. Ce qui est sur, c'est que nous avons trouvée l'étoile Sirius, quelle nous a guidée jusqu'ici et qu'il est dit qu'il faut se hâter d'armer nos bras pour protéger quelque chose.

- Oui Dede, on dirait un appel à l'aide.


Les rôdeuses tremblaient imperceptiblement. Bien quelles aient trouvé les indices au fur et à mesure, lire le parchemin dans son entier leur permit d'en saisir l'ampleur et les laissa sans voix.
Dede se décida à rompre le silence.

- Donc conquérir Sirius est se conquérir soi-même si je comprends bien.
- Oui commencer d'abord par s'élever soi-même en toutes choses pour ensuite être plus apte au combat.
- Et il s'agit d'une ascension qui mène à terme à former avec son groupe une entité très puissante.
- Ce lieu serait le sanctuaire de cette entité et chacun d'entre nous l'un de ses fragments. Plus il y aura de fragments réunis plus elle sera puissante, et les rassembler tous pourrait même en la réconstituant entièrement lui donner une forme de vie.
- Et le groupe ainsi constitué ne saurait être brisé et vaincu au combat. Mais dans quel but ? Le danger reste voilé.
- Pour le savoir il nous faut trouver qui sont les autres fragments et les réunir.


Chapitre VI
L'Archerie
Les rôdeuses eurent l'idée d'éparpiller sur les trois continents des copies du mystérieux manuscrit, seules les personnes pouvant avoir une grande affinité avec leur cause seront capables d'en comprendre le sens profond.
Il faudra aussi en ultime épreuve que les aspirants Archers de Sirius trouvent par eux-mêmes le chemin vers le sanctuaire.
La sélection sera rude et seuls les plus aptes parviendront au bout de ce long voyage où les embuches peuvent être nombreuses pour qui ne sait pas suivre sa bonne étoile.
Avancer en plein coeur de la mer végétale aura assurément un rôle initiatique de première importance pour ceux qui tenteront de la traverser.
Beaucoup s'y perdront, certains périront, d'autres renonceront, seuls les élus y parviendront.

Le premier venu fut Sinthoras.
Guigui et Raboliot ne tardèrent pas à les retrouver.
Ainsi que Shalimar et sa hyène, Nedra, Tol, un Rôdeur grisate dont on ignore le nom.
Et beaucoup d'autres suivirent.

On remarqua juste que seul des rôdeurs de vocation réussirent à trouver le sanctuaire. Peut-être devait-il en être ainsi.

Six mois s'étaient écoulés depuis la découverte du sanctuaire par Aube et Dede.
Six mois que les rôdeurs s'entrainaient au combat, s'échangeaient des techniques, discutaient et étaient heureux qu'une telle communion d'idées puisse exister entre frères d'armes.
Ils avaient tout trouvé, à la fois des réponses à certaines des questions qu'ils se posaient depuis toujours, un but, une noble quête et une aventure exaltante.
Les Archers de Sirius formaient maintenant une véritable archerie, un groupe compact, presque une entité.

L'Archerie Conquérante de sirius était née.



A suivre : les aventures de l'Archerie (à la conquête de Sirius)

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Dernière édition par Aube le Sam 3 Oct - 14:02, édité 7 fois
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